Le kimono aujourd’hui au Japon et ailleurs : comment il est porté, choisi et adapté

Dans les parties précédentes de cette série, nous avons vu comment fonctionne traditionnellement la formalité du kimono et les différents rôles que le kimono peut jouer lors des mariages, des célébrations du passage à l’âge adulte, des cérémonies, des rencontres sociales et des sorties décontractées.

Nous avons également vu que la formalité ne constitue pas simplement un classement de la beauté ou de la valeur. Elle permet d’exprimer le sens d’une occasion, le rôle de la personne qui porte le kimono et les relations entre les personnes présentes.

Cependant, la culture du kimono ne se limite pas aux cérémonies ni aux tableaux de formalité.

Aujourd’hui, les personnes qui portent le kimono tiennent également compte du climat, des transports, du budget, du rangement, de l’aide professionnelle à l’habillage, des services de location, des vêtements hérités, des pièces vintage, des textiles lavables et de leur style personnel. En dehors du Japon, le contexte change encore, et un même vêtement peut être compris et apprécié différemment de la manière dont il l’est au Japon.

Les conventions traditionnelles restent l’un des éléments qui nous permettent de comprendre le kimono, mais elles ne constituent pas la seule façon dont il est choisi et porté aujourd’hui.

Dans ce dernier article de la série, nous allons observer la place du kimono dans la vie contemporaine, au Japon comme ailleurs — la manière dont les personnes y accèdent, l’adaptent à leurs besoins pratiques et trouvent différentes façons de lui faire une place dans leur vie.

Dans cet article

Le kimono dans la vie japonaise contemporaine
Commencer par le contexte
Comment accéder au kimono aujourd’hui
 — Acheter un kimono neuf
 — Louer un kimono
 — Emprunter ou hériter
 — Acheter un kimono vintage ou de seconde main
Porter le kimono dans la vie contemporaine
 — Le climat et les saisons
 — Des matières adaptées à la vie contemporaine
 — Aide à l’habillage et temps nécessaire
 — Des façons simplifiées de porter le kimono
 — Le kimono a toujours évolué
 — Ce qui compte pour moi dans le kimono
Famille, région et communautés culturelles
Le kimono au-delà des frontières culturelles
 — Une autre dimension du vêtement
 — Un autre contexte, la même histoire
Que pouvons-nous apporter au kimono ?

Le kimono dans la vie japonaise contemporaine

Aujourd’hui, au Japon, la plupart des gens portent des vêtements de style occidental au quotidien.

Le kimono est souvent porté à l’occasion de moments particuliers, notamment lors des mariages, des célébrations du passage à l’âge adulte, des funérailles, des cérémonies d’entrée à l’école ou de remise de diplôme, de Shichi-Go-San, de rencontres autour du thé, dans le cadre des arts traditionnels, pour le Nouvel An, les festivals d’été, les séances photo, le tourisme ou encore certaines sorties personnelles.

Certaines personnes portent régulièrement le kimono et apprennent à s’habiller seules. D’autres ne le porteront peut-être que quelques fois au cours de leur vie.

Certaines grandissent dans des familles où le kimono est familier, tandis que d’autres font appel à une boutique de kimono, à un service de location, à une habilleuse professionnelle, à un membre de leur famille ou à un professeur lorsqu’une occasion importante se présente.

Être japonais ne signifie pas automatiquement savoir identifier, coordonner ou porter tous les types de kimono.

Aujourd’hui, au Japon, chacun peut entretenir une relation différente avec le kimono. Pour une personne, il peut s’agir d’une tenue formelle portée lors des événements familiaux. Pour une autre, il peut faire partie de la cérémonie du thé, de la danse ou d’un autre art traditionnel. Pour quelqu’un d’autre encore, il peut être un vêtement que l’on aime porter pour visiter une exposition, aller au restaurant, profiter d’une sortie saisonnière ou participer à un festival.

Porter le kimono lors d’un événement culturel au Japon.

Le kimono continue ainsi à vivre à travers toutes ces différentes manières de le porter, de l’apprendre et d’y prendre part.

Commencer par le contexte

À la fin de la Partie 1, nous sommes revenus à deux questions simples :

Quelle est l’occasion ?

Quel est le rôle de la personne qui porte le kimono dans cette occasion ?

Ces questions restent utiles lorsque l’on choisit un kimono aujourd’hui.

Une mère assistant à la cérémonie d’entrée à l’école de son enfant, une sœur participant à un mariage et une invitée à une rencontre formelle autour du thé peuvent parfois avoir plusieurs options de kimono en commun, mais ce qui convient dépend toujours du rôle que chacune occupe dans l’occasion.

Une cérémonie formelle laisse généralement relativement peu de liberté quant au type de kimono, tandis qu’une visite au musée, un événement culturel, une séance photo ou une sortie personnelle offrent en général davantage de choix.

Mais tout au long de cette série, nous avons également regardé au-delà de la simple question de ce qui est approprié. Ce que nous portons peut contribuer à la beauté, à la dignité et au sens d’un moment, tout en exprimant de l’attention envers les personnes avec qui nous le partageons.

J’ajouterais donc une troisième question :

Que peut apporter ce kimono aux personnes qui m’entourent et au lieu où je me trouve ?

Cette troisième question ne remplace pas les deux premières. Elle ajoute simplement une autre manière d’envisager le choix : non seulement se demander si le kimono convient à l’occasion, mais aussi ce qu’il peut lui apporter.

Un même vêtement peut prendre un sens différent lorsqu’il est porté pour remplir un rôle cérémoniel, célébrer une autre personne, préserver un souvenir familial, participer à une pratique culturelle ou simplement profiter d’une journée ordinaire.

Le kimono compte, mais les personnes, le lieu et l’intention qui l’entourent comptent tout autant.

Comment accéder au kimono aujourd’hui

Le kimono peut faire partie de la vie contemporaine de plusieurs manières. Il est possible d’en acheter un neuf, de le louer, de l’emprunter ou d’en hériter, ou encore de choisir un vêtement vintage ou de seconde main.

Acheter un kimono neuf

Un kimono neuf peut être acheté prêt à porter ou réalisé sur mesure. Un kimono confectionné sur mesure peut être adapté aux mensurations, aux goûts et à l’usage prévu de la personne qui le portera.

Avec des soins appropriés, un kimono peut être porté pendant de nombreuses années et, plus tard, transmis à une autre personne ou à une autre génération.

Un kimono sur mesure peut représenter un coût important, et le fait d’en posséder un implique également de veiller à son rangement et à son entretien.

Louer un kimono

Les services de location offrent une autre manière de porter le kimono sans avoir à posséder un ensemble complet.

Selon le service et l’occasion, la location peut comprendre le kimono, l’obi, les accessoires, l’habillage professionnel, la coiffure et parfois la photographie.

La location peut être une option pratique pour une occasion formelle, un voyage, une séance photo, ou simplement pour une personne qui souhaite découvrir le kimono sans acheter ni conserver chez elle un ensemble complet.

Emprunter ou hériter

Une femme peut porter le furisode de sa mère, l’obi de sa grand-mère, le hōmongi d’une parente ou un kurotomesode transmis dans la famille.

Un vêtement hérité peut nécessiter des retouches, une reprise des coutures, le remplacement de la doublure, une vérification des taches, un nettoyage professionnel ou de nouveaux accessoires.

Il n’est pas nécessaire de reproduire exactement la coordination d’origine. Un autre obi, un autre col ou de nouveaux accessoires peuvent permettre au vêtement de rester lié à son histoire tout en devenant adapté à une autre personne et à une autre époque.

Ce kimono m’a été transmis par ma mère.

Acheter un kimono vintage ou de seconde main

Les kimonos vintage et de seconde main permettent d’accéder à des vêtements de périodes antérieures, avec des couleurs, des motifs et des techniques textiles parfois moins courants dans les pièces fabriquées aujourd’hui.

Ils permettent également à des vêtements existants d’être portés à nouveau plutôt que de rester inutilisés.

Les mensurations et l’état du vêtement variant d’une pièce à l’autre, il est important de vérifier ces deux éléments avant l’achat.

Porter le kimono dans la vie contemporaine

Porter le kimono dans la vie contemporaine implique à la fois de tenir compte des conventions traditionnelles et de considérations pratiques. Le climat, les matières, l’aide à l’habillage et les nouvelles façons de simplifier le processus d’habillage peuvent tous influencer la manière dont le kimono est porté aujourd’hui.

Le climat et les saisons

La saison occupe une place importante dans la culture du kimono. Le tissu, la doublure, les motifs et la coordination de la tenue peuvent tous refléter la période de l’année.

Traditionnellement, les kimonos doublés, appelés awase, sont principalement associés aux mois les plus frais, tandis que les kimonos non doublés, appelés hitoe, sont portés pendant les saisons de transition. Des kimonos plus légers sont traditionnellement portés durant les mois les plus chauds. Aujourd’hui, cependant, le climat ne suit pas toujours ces divisions de manière aussi nette, et certains ajustements sont parfois faits en fonction de la température réelle.

Le fait qu’un événement se déroule à l’intérieur ou à l’extérieur, qu’il fasse chaud ou froid, sec ou pluvieux, peut donc influencer ce qu’il est pratique de porter. Protéger le vêtement de la pluie et choisir une tenue confortable en fonction des conditions peuvent aussi faire partie d’une manière réfléchie de porter le kimono.

Des matières adaptées à la vie contemporaine

Les kimonos sont depuis longtemps confectionnés dans différentes matières, notamment la soie, le coton et le chanvre, tandis que la laine s’est davantage répandue à partir de l’époque moderne. La soie, en particulier, occupe depuis longtemps une place importante dans les kimonos formels et reste aujourd’hui étroitement associée aux tenues traditionnelles formelles.

Le polyester et d’autres fibres synthétiques sont également largement utilisés dans les kimonos contemporains. Beaucoup sont lavables et plus faciles à entretenir, ce qui en fait une option pratique pour les personnes qui souhaitent intégrer le kimono à leur vie actuelle.

Pour cet événement culturel destiné aux enfants au Japon, j’ai choisi un kimono en polyester comme option pratique et facile d’entretien, adaptée au contexte.

Aide à l’habillage et temps nécessaire

Lorsque le kimono faisait partie de la tenue quotidienne au Japon, les gens apprenaient généralement à s’habiller seuls dans le cadre de la vie de tous les jours. À mesure que les vêtements de style occidental sont devenus la norme et que le kimono a été porté moins fréquemment, ce savoir n’est plus resté familier à tout le monde.

Aujourd’hui, certaines personnes s’habillent seules, tandis que d’autres demandent l’aide d’un membre de leur famille, d’un professeur ou d’une habilleuse professionnelle, en particulier lorsqu’elles portent des kimonos formels plus complexes.

L’habillage et la coiffure peuvent prendre du temps ; prévoir à l’avance l’aide nécessaire peut donc aussi faire partie de la préparation lorsque l’on souhaite porter un kimono pour une occasion.

Des façons simplifiées de porter le kimono

Le kimono contemporain comprend également des modèles qui simplifient certaines étapes de l’habillage traditionnel. Les kimonos et yukata en deux pièces divisent le vêtement en une partie supérieure et une partie inférieure, tandis que les obi pré-noués réduisent le temps et la technique nécessaires à l’habillage.

Ces adaptations peuvent rendre le kimono plus facile à enfiler sans disposer de connaissances ou de compétences approfondies en matière d’habillage, et sans nécessairement avoir besoin de l’aide d’une autre personne.

Elles offrent ainsi une autre possibilité de porter le kimono dans la vie contemporaine, aux côtés des kimonos conventionnels et des méthodes d’habillage traditionnelles.

Le kimono a toujours évolué

Le kimono n’est jamais resté complètement inchangé. Sa forme et la manière de le porter ont évolué progressivement à mesure que les modes de vie se transformaient.

Au début de l’époque d’Edo, les hommes comme les femmes portaient généralement le kimono dans toute sa longueur, un peu comme les kimonos masculins sont portés aujourd’hui, sans replier le vêtement à la taille. À mesure que les kimonos féminins sont devenus plus longs, différentes façons de relever et de maintenir l’excédent de tissu se sont développées, jusqu’à donner naissance au pli ohashori que l’on connaît aujourd’hui dans le kimono féminin. Les proportions du vêtement, notamment la largeur du corps et des manches, ont également évolué au fil du temps.

Vue dans cette histoire plus longue, l’apparition de tissus lavables, des kimonos en deux pièces, des obi pré-noués et d’autres adaptations modernes ne constitue pas nécessairement un rejet de la tradition. Ce sont de nouvelles réponses à la vie contemporaine. En rendant le kimono plus facile à porter ou à entretenir, elles peuvent également donner à davantage de personnes l’occasion de commencer à le porter.

Ce qui compte pour moi dans le kimono

Personnellement, cependant, je ne pense pas qu’une plus grande commodité signifie toujours une plus grande richesse. Une partie de ce qui compte pour moi dans le kimono réside dans le temps et l’attention qu’il nous demande : choisir ce que l’on va porter, s’habiller avec soin, manipuler le vêtement avec attention et en prendre soin ensuite.

C’est également l’une des raisons pour lesquelles je suis particulièrement attirée par les matières naturelles, notamment la soie. Sa texture, la manière dont elle accompagne le mouvement et les soins qu’elle demande font, pour moi, pleinement partie de l’expérience. Prendre le temps de porter et d’entretenir un tel vêtement peut aussi être une manière de nous accorder de la valeur à nous-mêmes et à l’occasion pour laquelle nous nous préparons.

Pour moi, la question n’est donc pas simplement de savoir si le kimono doit évoluer, mais ce à quoi nous accordons de la valeur à mesure qu’il évolue.

Il n’existe peut-être pas une seule réponse. Certaines personnes accorderont davantage d’importance à la praticité, d’autres au savoir-faire, à la continuité, au confort ou à l’expression personnelle. Pour ma part, je m’intéresse particulièrement à ce qui peut continuer à avoir du sens, même lorsque nos façons de porter le kimono poursuivent leur évolution.

Famille, région et communautés culturelles

Les usages du kimono ne sont pas entièrement uniformes dans tout le Japon. Les traditions familiales, les coutumes locales ainsi que les pratiques propres à certaines écoles de thé ou communautés liées aux arts traditionnels peuvent toutes influencer ce qui est considéré comme approprié.

C’est l’une des raisons pour lesquelles deux personnes connaissant bien le kimono peuvent parfois donner des conseils différents. Elles peuvent simplement s’appuyer sur des traditions différentes, plutôt que l’une d’elles ait nécessairement tort.

Lorsqu’une occasion s’inscrit dans le cadre d’une famille particulière, d’une école de thé ou d’une organisation culturelle, les indications des personnes directement concernées peuvent donc être plus utiles qu’une règle générale.

Le kimono au-delà des frontières culturelles

Lorsque je proposais des expériences en kimono au Japon, j’ai accueilli plus de 2 500 visiteurs internationaux à travers AKIZAKURA.

Des visiteurs internationaux se promenant en kimono lors d’une expérience AKIZAKURA au Japon.

Certaines des questions les plus réfléchies que j’ai reçues m’étaient posées juste après que mes invités étaient sortis en kimono.

Plusieurs m’ont demandé : « Que vont penser les Japonais en nous voyant porter un kimono ? »

Ce n’était pas qu’ils étaient gênés de le porter. Ils craignaient plutôt qu’en tant que visiteurs venus d’un autre pays, ils puissent mettre les Japonais mal à l’aise ou paraître irrespectueux.

Ce qu’ils ont vécu était souvent tout autre. Les personnes que nous croisions leur souriaient, leur disaient qu’ils étaient très beaux ou élégants, ou les regardaient simplement avec bienveillance.

Les kimonos que portaient mes invités étaient magnifiques, mais j’en suis venue à sentir que la manière dont ils abordaient l’expérience comptait tout autant. Ils venaient avec une curiosité sincère et du respect pour la culture japonaise, et cette attitude se voyait dans la façon dont ils portaient le kimono et prenaient soin des vêtements.

En voyant à la fois l’attention que mes invités accordaient au kimono et les réactions chaleureuses qu’ils recevaient autour d’eux, j’en suis venue à penser que porter le kimono à travers les cultures peut devenir un point de rencontre et de plaisir partagé.

Une autre dimension du vêtement

Un yukata, un komon, un furisode, un tomesode et un uchikake de mariée ont des histoires et des rôles traditionnels différents, même s’ils peuvent tous être désignés de manière générale comme des kimonos.

En connaître un peu mieux les différences peut ajouter une autre dimension à l’expérience. Un vêtement qui avait d’abord attiré notre attention par sa couleur ou sa beauté peut commencer à révéler une autre histoire où, quand ou par qui il a traditionnellement été porté.

Un autre contexte, la même histoire

Depuis mon installation à Paris et depuis que le kimono fait ici aussi partie de ma propre vie, je suis devenue encore plus consciente de la manière dont le sens de porter un kimono peut changer selon le contexte.

Un komon — ou un yukata en été — peut rester décontracté dans le système traditionnel japonais, tout en donnant une dimension encore plus particulière à une fête d’anniversaire à Paris pour une amie ou un ami qui aime la culture japonaise.

Un furisode porté pour une séance de portrait ou lors d’une promenade dans une ville européenne ne joue pas le même rôle que lorsqu’il est porté pour une célébration du passage à l’âge adulte ou comme tenue formelle d’invitée à un mariage. Il peut néanmoins éveiller la curiosité, susciter des conversations et ouvrir la voie à des échanges culturels.

Connaître la manière dont un vêtement a traditionnellement été porté nous offre une façon de le regarder. Un nouveau contexte peut en ajouter une autre.

Un portrait en kimono à Paris, photographié environ dix ans avant mon installation ici.

C’est l’une des choses que je trouve les plus intéressantes dans le fait de porter le kimono en dehors du Japon. Le vêtement n’arrive pas sans passé, mais son histoire ne s’arrête pas nécessairement non plus au contexte dans lequel il a été porté à l’origine.

Que pourrait-il apporter à un nouveau lieu, à une autre occasion ou aux personnes qui le rencontrent là-bas ?

Que pouvons-nous apporter au kimono ?

Tout au long de cette série, nous avons observé ce que différents kimonos peuvent apporter à un moment : la célébration, la mémoire, l’harmonie, un sentiment de saison, ou simplement un peu plus d’attention portée à une journée ordinaire.

Mais peut-être pouvons-nous aussi poser une autre question.

Que pouvons-nous apporter au kimono ?

Lorsque nous choisissons un vêtement, nous pensons naturellement à ce qu’il peut nous apporter — à l’image qu’il donnera de nous, à la manière dont il nous fera nous sentir ou au type d’expérience qu’il pourra créer.

Le kimono peut certainement nous offrir toutes ces choses.

Mais peut-être que notre relation avec le kimono ne doit pas s’arrêter à ce que nous recevons de lui.

Un obi vintage trouvé au Japon peut trouver sa place dans le salon d’une famille et apporter de la couleur aux conversations qui s’y partagent. Un kimono vintage peut parcourir des rues qu’il n’aurait jamais imaginé voir. Et un vêtement porté et entretenu avec attention aujourd’hui pourra peut-être, des années plus tard, être aimé et porté par quelqu’un d’autre.

Lorsqu’un kimono ou un obi entre dans notre vie, il devient pendant un temps une partie de celle-ci. Durant ce temps, peut-être pouvons-nous, nous aussi, lui apporter quelque chose : du soin, un nouveau souvenir, un nouveau lieu ou un nouveau chapitre de son histoire.

Je ne pense pas qu’il existe une seule réponse à la manière dont cela devrait prendre forme.

J’y réfléchis encore moi aussi — particulièrement aujourd’hui, alors que je vis avec le kimono dans un lieu éloigné de celui où il a été créé.

J’espère que ce journal pourra être un espace où nous continuerons à explorer cette question ensemble : non seulement ce que le kimono peut apporter à nos vies, mais aussi ce que nos vies peuvent apporter au kimono.

Peut-être que chacun de nous trouvera une réponse différente.

Et peut-être que ces réponses différentes pourront elles aussi faire partie de ce que deviendra le kimono.

Découvrez la série complète sur la formalité du kimono

  1. Quel kimono choisir selon l’occasion ? Guide de la formalité du kimono
  2. Kimono de mariage japonais : guide des tenues de la mariée et de la famille
  3. Qu’est-ce qu’un furisode ? Signification, manches longues et passage à l’âge adulte
  4. Homongi, Tsukesage ou Iromuji : comment les différencier et quand porter chacun ?
  5. Kimono décontracté ou yukata : quelles différences ? Comprendre le komon
  6. Le kimono aujourd’hui au Japon et ailleurs : comment il est porté, choisi et adapté

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Sources

  • Agence pour les affaires culturelles, gouvernement du Japon. « Rapport de recherche 2023 sur la culture vestimentaire japonaise ». [En japonais] Ce rapport officiel étudie l’évolution historique et la situation actuelle de la culture vestimentaire japonaise, notamment les changements dans la construction et les pratiques d’habillage du kimono, le passage d’un vêtement quotidien à un vêtement porté principalement pour certaines occasions, l’aide à l’habillage, les matières modernes ainsi que les formes simplifiées de kimono et d’obi.
  • Kyoto Kogei Sensho Cooperative Association. Kyoto Yuzen Encyclopedia : « Classement des niveaux de formalité du kimono », « TPO et coordination du kimono » et « Armoiries familiales : types, nombre et emplacement ». [En japonais] Ces guides expliquent le niveau de formalité traditionnel des différents types de kimono, les occasions auxquelles ils conviennent, la coordination saisonnière, l’obi et les accessoires, ainsi que le rôle des armoiries familiales.
  • Université nationale de Yokohama. « Chapitre complémentaire : Kimono ». Programme éducatif consacré au folklore culturel et à la transmission de la culture du kimono. Cette ressource pédagogique en anglais présente la construction du kimono, les différents types de kimono, le TPO traditionnel, les usages saisonniers et cérémoniels, ainsi que la capacité d’adaptation liée à sa construction à plat.
  • Victoria and Albert Museum. « Kimono: Kyoto to Catwalk ». Cette ressource liée à l’exposition présente le kimono comme une forme vestimentaire dynamique et en constante évolution, en montrant comment il s’est transformé au fil de la mode, de la vie sociale, des échanges commerciaux et artistiques, ainsi que de sa réception au Japon et à l’international.

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